Glycémie et hormones féminines : le lien oublié
Fatigue avant les règles. Fringales de sucre en fin de journée. Humeur plus instable en phase prémenstruelle. Sensation de faim plus forte selon les périodes du cycle. Énergie qui monte, puis redescend. Difficultés à tenir entre deux repas. Envie de chocolat, de biscuits ou de pain dès que la fatigue s’installe...
Ces signaux sont souvent vécus comme un manque de volonté.
Mais chez beaucoup de femmes, ils racontent autre chose : un dialogue permanent entre les hormones, le système nerveux, le métabolisme et la glycémie.
La glycémie correspond au taux de glucose, c’est-à-dire de sucre, présent dans le sang. Elle varie naturellement au cours de la journée, notamment après les repas. Mais lorsqu’elle fluctue trop fortement, elle peut influencer l’énergie, la faim, les envies sucrées, la concentration et parfois l’humeur.
Or les hormones féminines, elles aussi, fluctuent.
Œstrogènes, progestérone, cortisol, insuline, hormones thyroïdiennes : tout ce système fonctionne en réseau. Rien n’est isolé. C’est précisément pour cela que certaines femmes ressentent des variations très concrètes selon les phases du cycle, les périodes de stress, le manque de sommeil, la préménopause, la ménopause ou certaines situations comme le SOPK.
Alors, quel est le lien entre glycémie et hormones féminines ? Pourquoi les fringales peuvent-elles augmenter avant les règles ? Comment le petit-déjeuner peut-il aider à stabiliser l’énergie ? Et quels aliments privilégier pour soutenir une glycémie plus stable au quotidien ?
Glycémie : de quoi parle-t-on exactement ?
La glycémie désigne la quantité de glucose présente dans le sang.
Après un repas contenant des glucides, la digestion transforme une partie de ces glucides en glucose. Ce glucose passe ensuite dans le sang pour fournir de l’énergie aux cellules, notamment au cerveau et aux muscles.
Pour faire entrer ce glucose dans les cellules, le corps sécrète une hormone essentielle : l’insuline.
L’insuline agit comme une clé. Elle aide le glucose à quitter le sang pour être utilisé comme énergie ou stocké. Ce processus est normal et indispensable.
Le problème apparaît surtout lorsque la glycémie monte très vite, puis redescend rapidement. Ces variations peuvent favoriser :
- Une baisse d’énergie
- Une faim rapide après le repas
- Une envie de sucre
- Une difficulté à se concentrer
- Une irritabilité
- Un coup de barre
- Un besoin de grignoter
L’objectif n’est donc pas d’avoir une glycémie parfaitement plate, ce serait irréaliste. L’objectif est plutôt d’éviter les montagnes russes.
Pourquoi les hormones féminines influencent la glycémie
Les hormones féminines ne contrôlent pas uniquement le cycle menstruel.
Elles interagissent aussi avec le métabolisme, l’appétit, la sensibilité à l’insuline, la répartition de l’énergie, le sommeil, l’humeur et la digestion.
Les deux hormones les plus connues du cycle sont les œstrogènes et la progestérone.
Les œstrogènes sont souvent associés à une meilleure sensibilité à l’insuline et à une énergie plus stable, même si les réponses varient selon les femmes.
La progestérone, plus présente après l’ovulation, peut être associée chez certaines femmes à une faim plus importante, des envies de glucides, une température corporelle légèrement plus élevée, une digestion plus lente et une tolérance différente au stress.
Cela ne veut pas dire que la phase lutéale, juste avant les règles, est forcément problématique. Mais elle peut rendre certaines femmes plus sensibles aux variations de glycémie.
En clair : le même petit-déjeuner peut ne pas être vécu exactement de la même manière selon le moment du cycle, le niveau de stress, le sommeil ou l’activité physique.
Insuline : l’hormone oubliée de l’équilibre féminin
Quand on parle d’hormones féminines, on pense souvent aux œstrogènes, à la progestérone ou aux hormones thyroïdiennes.
Mais l’insuline mérite aussi une vraie place dans la discussion.
Même si elle n’est pas une “hormone féminine” au sens reproductif du terme, elle dialogue avec l’équilibre hormonal global.
Lorsque l’insuline fonctionne bien, le corps gère plus facilement l’arrivée du glucose après les repas.
Lorsque la sensibilité à l’insuline diminue, le corps doit produire davantage d’insuline pour faire entrer le glucose dans les cellules. C’est ce qu’on appelle l’insulinorésistance.
Cette situation peut être impliquée dans plusieurs contextes féminins, notamment le syndrome des ovaires polykystiques, aussi appelé SOPK.
Le SOPK est un trouble hormonal complexe, souvent associé à une insulinorésistance, à des cycles irréguliers, à une hyperandrogénie ou à des troubles métaboliques selon les profils. Toutes les femmes concernées ne présentent pas les mêmes symptômes, et un accompagnement médical est nécessaire.
Mais ce lien rappelle une chose importante : la glycémie n’est pas seulement une affaire de sucre. C’est aussi une affaire d’hormones.
Cycle menstruel et glycémie : ce qui peut changer selon les phases
Chaque femme est différente. Certaines ressentent très nettement les variations du cycle. D’autres beaucoup moins.
Mais on peut observer des tendances générales.
1. Phase menstruelle : énergie plus basse, besoin de douceur
La phase menstruelle correspond aux règles.
Certaines femmes se sentent plus fatiguées, plus sensibles ou moins disponibles physiquement. Les douleurs, les pertes sanguines, l’inflammation locale, le sommeil perturbé ou le stress peuvent influencer l’appétit et l’énergie.
Pendant cette période, un petit-déjeuner trop léger ou trop sucré peut accentuer les sensations de fatigue ou de fringales.
L’objectif : choisir une base douce, stable, digeste et nourrissante.
Exemples :
- Un porridge chaud Pomme - Cannelle
- Un overnight oats Cacao - Noisettes
- Du yaourt de soja, des flocons d'avoine, des fruits rouges et des graines
- Une tartine complète avec œuf, avocat et graines
2. Phase folliculaire : énergie souvent plus stable
La phase folliculaire commence après les règles et mène progressivement vers l’ovulation.
Chez certaines femmes, cette période est associée à une meilleure énergie, une humeur plus stable, une motivation plus élevée et une meilleure tolérance à l’effort.
C’est souvent une phase où l’on digère mieux, où l’on se sent plus légère, plus active, plus claire mentalement.
Mais là encore, cela dépend des profils.
Côté assiette, c’est un bon moment pour garder une alimentation riche en fibres, protéines, végétaux et glucides complexes, afin de soutenir l’énergie sans créer de variations brutales.
3. Ovulation : un pic hormonal, parfois plus de sensibilité
Autour de l’ovulation, les œstrogènes atteignent un niveau élevé, puis les hormones évoluent rapidement.
Certaines femmes se sentent très bien dans cette phase : énergie, libido, confiance, motivation. D’autres peuvent ressentir une sensibilité digestive, des douleurs ovulatoires, une fatigue ou une humeur plus changeante.
La priorité reste la même : éviter les repas très sucrés et isolés, qui peuvent favoriser les variations d’énergie.
Un repas stable associe toujours :
- Fibres
- Glucides complexes
- Protéines de qualité
- Bons lipides
- Hydratation
4. Phase lutéale : la période des fringales ?
La phase lutéale commence après l’ovulation et se termine avec l’arrivée des règles.
C’est souvent la phase où les femmes rapportent le plus de variations :
- Une faim plus importante
- Des envies de sucre
- Une envie de chocolat
- De l'attirance pour les aliments plus réconfortants
- De la fatigue
- Une humeur plus sensible
- Une digestion plus lente
- Des ballonnements
- Un sommeil moins stable
- De l'irritabilité
Durant cette phase, la progestérone augmente, la température corporelle peut légèrement monter, les besoins énergétiques peuvent varier, et certaines femmes deviennent plus sensibles aux fluctuations de glycémie.
Dans cette phase, chercher à “tenir” avec un petit-déjeuner trop léger peut se retourner contre vous.
Le corps n’a pas besoin de restriction mais de besoin d'une alimentation qui stabilise la glycémie.
Pourquoi les fringales augmentent avant les règles
Les fringales avant les règles peuvent avoir plusieurs causes.
1. Une sensibilité plus forte aux variations de glycémie
Si la glycémie monte puis redescend rapidement, le corps peut réclamer une nouvelle source d’énergie. Cela peut être encore plus marqué lorsque le sommeil est moins bon, le stress plus élevé ou la phase lutéale plus sensible.
2. Une envie de réconfort
Avant les règles, certaines femmes ressentent une plus grande vulnérabilité émotionnelle. Les aliments sucrés ou très palatables peuvent devenir plus attirants parce qu’ils apportent un plaisir immédiat.
3. Une alimentation trop restrictive
Si l’on mange trop peu en début de journée, ou si l’on cherche à contrôler fortement son alimentation alors que les besoins augmentent, les envies peuvent devenir plus intenses en fin de journée.
4. Un manque de fibres, protéines et bons lipides
Un repas trop pauvre en nutriments rassasiants se digère vite. Résultat : la faim revient, puis les envies sucrées s’installent.
5. Un manque de sommeil
Le manque de sommeil peut augmenter la faim, les envies de sucre et la difficulté à réguler ses choix alimentaires.
La solution n’est donc pas de culpabiliser mais plutôt de construire des repas plus stables, plus nourrissants et plus adaptés au rythme féminin.
Glycémie instable : les signes fréquents chez les femmes
Une glycémie instable peut se manifester de différentes manières.
Les signes les plus fréquents :
- Une faim rapide après un repas
- Des fringales de sucre
- Un coup de barre à 10h ou 16h
- De l'irritabilité quand un repas tarde
- L'envie de café ou de snack pour tenir
- Une difficulté à se concentrer
- Une sensation de fatigue après un repas sucré
- Un réveil nocturne avec de la faim ou de l'agitation
- Des envies de grignoter avant les règles
- Des repas très sucrés suivi d’une baisse d’énergie
Ces signes ne suffisent pas à diagnostiquer un trouble glycémique. Mais ils peuvent indiquer que la composition des repas mérite d’être ajustée.
En cas de symptômes importants, de malaises, d’hypoglycémies suspectées, de diabète, de SOPK, de grossesse, de troubles du comportement alimentaire ou de cycles très irréguliers, il est important de consulter un professionnel de santé.
Glycémie, SPM et humeur : attention aux raccourcis
Le syndrome prémenstruel, ou SPM, peut associer plusieurs symptômes :
- Irritabilité
- Fatigue
- Seins sensibles
- Ballonnements
- Maux de tête
- Envies alimentaires
- Troubles du sommeil
- Humeur plus fragile
- Douleurs
La glycémie peut influencer certaines sensations, notamment l’énergie, les fringales ou l’irritabilité. Mais elle n’explique pas tout.
Le SPM est multifactoriel. Il dépend des hormones, du stress, du sommeil, de la sensibilité individuelle, de l’inflammation, du système nerveux, de la digestion, du mode de vie et parfois de troubles plus spécifiques comme le trouble dysphorique prémenstruel.
Stabiliser la glycémie peut donc être un levier utile, mais ce n’est pas une solution magique.
L’approche la plus juste : soutenir le corps avec des repas réguliers, riches en fibres, en protéines, en bons lipides et en micronutriments, tout en travaillant aussi le sommeil, le stress, le mouvement et la récupération.
Pourquoi le petit-déjeuner est stratégique pour les hormones féminines
Le petit-déjeuner est souvent le repas le plus stratégique pour stabiliser la journée.
Le matin, le corps doit relancer l’énergie, gérer le cortisol naturellement plus élevé, réhydrater les tissus, remettre en route la digestion et préparer le cerveau aux premières tâches.
Si le premier repas est très sucré, très raffiné ou trop léger, il peut favoriser une instabilité dès le début de la journée.
Exemples classiques :
- Un café pris seul
- Un jus de fruit
- Le fameux pain blanc-confiture
- Des céréales trop sucrées
- Des viennoiseries consommées seules
- Un granola très sucré
- Des biscuits petit-déjeuner
Ces options peuvent être agréables ponctuellement, mais elles ne sont pas toujours adaptées si vous avez des fringales, des cycles sensibles ou des variations d’énergie.
Un petit-déjeuner plus stable associe :
- Des fibres
- Des glucides complexes
- Des protéines
- De bons lipides
- Une bonne hydratation
C’est précisément cette association qui aide à éviter le schéma “pic puis crash”.
Les aliments à privilégier pour une glycémie plus stable
L’objectif n’est pas de supprimer les glucides. Les glucides sont importants, notamment chez les femmes actives, stressées, sportives, en phase lutéale ou sujettes aux fringales.
Le vrai sujet est de choisir des glucides de meilleure qualité et de les associer intelligemment.
1. Les flocons d’avoine
Le flocon d'avoine est l’une des meilleures bases pour un petit-déjeuner à glycémie plus stable.
Il apporte :
- Des glucides complexes
- Des fibres
- Des bêta-glucanes
- Une texture crémeuse
- Une bonne satiété
- Une préparation simple
Les bêta-glucanes sont des fibres solubles naturellement présentes dans l’avoine et l’orge. Au contact d’un liquide, elles participent à une texture plus visqueuse, ce qui peut ralentir la digestion dans le cadre d’un repas bien composé.
C’est pour cela que les porridges et overnight oats sont particulièrement intéressants.
2. Les graines de chia et de lin
Les graines de chia et de lin apportent des fibres, des bons lipides et une vraie densité nutritionnelle.
Les graines de chia gonflent au contact d’un liquide et créent une texture gélifiée, très intéressante dans les overnight oats.
Les graines de lin, idéalement moulues, apportent aussi des fibres et des acides gras oméga-3 d’origine végétale.
Elles sont parfaites dans :
- Un porridge
- Des overnight oats
- Un yaourt
- Une compote
- Un smoothie épais
- Des pancakes à l’avoine
3. Les fruits entiers
Les fruits ne sont pas à éviter.
Ils apportent des fibres, des vitamines, des minéraux, de l’eau et des polyphénols.
Le point clé : choisir le fruit entier plutôt que le jus.
Les fruits intéressants pour une énergie plus stable :
- Des fruits rouges
- De la pomme avec la peau
- De la poire
- Des kiwis
- Des agrumes entiers
- De la banane plutôt peu mûre
- Des figues fraîches selon la saison
- Les fruits rouges sont particulièrement intéressants au petit-déjeuner, car ils apportent des fibres et une note fraîche sans alourdir le repas.
4. Les protéines
Les protéines aident à prolonger la satiété et à éviter un petit-déjeuner uniquement glucidique.
Sources possibles :
-
Yaourt végétal ou animal
- Oufs
- Tofu soyeux
- Graines de chanvre
- Lait ou boisson végétale enrichie
- Légumineuses en version salée
- Purée d’oléagineux en complément
Un petit-déjeuner contenant des protéines tient souvent mieux dans la matinée, notamment en phase lutéale ou en période de stress.
5. Les bons lipides
Les bons lipides ralentissent la digestion, apportent du goût et rendent le repas plus satisfaisant.
Sources simples :
- Purée d’amandes
- Amandes
- Noisettes
- Noix
- Noix de pécan
- Graines de chia
- Graines de lin
- Avocat
- Huile d’olive en version salée
Une cuillère de purée d’amande sur un porridge ou des overnight oats peut transformer un petit-déjeuner trop léger en repas beaucoup plus stable.
6. Les légumineuses
Les légumineuses sont très intéressantes pour la glycémie, car elles associent glucides complexes, fibres et protéines végétales.
À privilégier :
- Les lentilles
- Les pois chiches
- Les haricots rouges
- Les haricots blancs
- Les pois cassés
- Les fèves
Elles sont souvent consommées au déjeuner ou au dîner, mais peuvent aussi entrer dans des brunchs salés : houmous sur pain complet, galettes, dhal, tartines ou salades.
7. Les céréales complètes et peu transformées
Les céréales complètes apportent davantage de fibres et de micronutriments que les céréales raffinées.
Options intéressantes :
- Flocons d’avoine
- Sarrasin
- Quinoa
- Riz complet ou semi-complet
- Orge
- Pain complet aux graines
- Pain au levain
- Pâtes complètes cuites al dente
- Muesli sans sucres ajoutés
Le niveau de transformation compte beaucoup : un flocon d’avoine ou un pain complet dense n’a pas le même impact qu’une céréale soufflée sucrée.
Les aliments à limiter si la glycémie fait les montagnes russes
Il ne s’agit pas de les interdire mais d'observer si ils ont des effets délétères sur vous.
Si vous êtes sujette aux fringales, à l’irritabilité, aux coups de barre ou aux envies de sucre avant les règles, certains aliments peuvent être moins intéressants lorsqu’ils sont consommés seuls ou très régulièrement :
- Jus de fruit
- Pain blanc
- Confiture seule sur pain blanc
- Céréales sucrées
- Viennoiseries seules
- Biscuits petit-déjeuner
- Barres sucrées
- Granolas très sucrés
- Sodas
- Boissons sucrées
- Bonbons
- Pâtisseries en collation isolée
Le plaisir a sa place. Mais il est souvent mieux vécu lorsqu’il s’inscrit dans un repas complet, plutôt que seul à jeun ou en réponse à une fringale intense.
Comment composer un petit-déjeuner spécial glycémie et hormones féminines
La formule est simple :
Fibres + glucides complexes + protéines + bons lipides + hydratation
En pratique :
La base
- Des flocons d’avoine
- Du pain complet ou au levain
- Un porridge ou un overnight oats sans sucres ajoutés
Un fruit entier
- Des fruits rouges
- Une pomme
- De la poire
- Un kiwi
- Une banane peu mûre
- Des agrumes entiers
Des protéines
- Yaourt ou skyr végétal ou animal
- Des oeuf
- Une boisson végétale enrichie en protéines
- Du tofu soyeux
- Des graines de chanvre
Des bons lipides
- De la purée d’amandes
- Des noix
- Des amandes
- Des noisettes
- Des graines de chia
- Des graines de lin
- De l'avocat
Une boisson
- Eau
- Thé
- Infusion
- Café si bien toléré
- Matcha
- Boisson végétale sans sucres ajoutés
Exemples de petits-déjeuners pour une glycémie plus stable
1. Overnight oats Cacao-noisette-framboise
Composition :
- Mélange pour overnight oats & porridge Étreinte Cacao
- Lait ou boisson végétale sans sucres ajoutés
- Framboises fraîches
- Purée d’amandes
- Option : yaourt végétal ou animal pour plus de protéines
Pourquoi c’est intéressant :
Le flocon d'avoine apporte des fibres et des glucides complexes. Les framboises ajoutent des fibres et des polyphénols. La purée d’amande apporte des bons lipides. Les mélange contient déjà des graines de chia et des graines de lin qui renforcent la texture et la satiété.
2. Porridge Pomme-cannelle-noix
Composition :
- Mélange pour porridge & overnight oats Heure Épicée
- Lait ou boisson végétale
- Toppings au choix : kiwi, purée d'amandes, figue fraîche
Pourquoi c’est intéressant :
C’est un petit-déjeuner chaud, doux et rassasiant. Il convient particulièrement aux matins de règles ou aux périodes où le corps réclame plus de réconfort.
3. Yaourt, flocons d'avoine, fruits rouges et amandes
Composition :
- Yaourt grec ou skyr végétal ou animal
- Flocons d’avoine sans sucres ajoutés
- Fruits rouges
- Amandes
- Graines de chia
Pourquoi c’est intéressant :
L’association protéines + fibres + bons lipides aide à stabiliser la matinée et à limiter les fringales.
4. Tartine complète œuf-avocat
Composition :
- Pain complet ou pain au levain
- Oeuf
- Avocat
- Graines
- Herbes fraîches
Pourquoi c’est intéressant :
C’est une option salée, stable et rassasiante, intéressante pour les femmes qui digèrent moins bien le sucré le matin ou qui ont besoin d’un repas plus structurant.
Adapter son alimentation selon son cycle : bonne ou mauvaise idée ?
On parle beaucoup de “cycle syncing”, c’est-à-dire l’idée d’adapter son alimentation, son sport ou son rythme de vie aux phases du cycle.
L’idée peut être intéressante si elle aide à mieux s’écouter. Mais elle ne doit pas devenir une nouvelle règle rigide.
Toutes les femmes ne ressentent pas les mêmes variations. Certaines ont des cycles très réguliers, d’autres non. Certaines prennent une contraception hormonale, d’autres non. Certaines ont un SOPK, une endométriose, une aménorrhée, une préménopause, une fatigue chronique ou une sensibilité digestive.
L’approche la plus intelligente consiste donc à observer son propre corps.
Pendant deux ou trois cycles, notez :
- Votre faim
- Vos envies de sucre
- Votre énergie
- Votre sommeil
- Votre digestion
- Votre humeur
- Votre tolérance au café
- Vos fringales
- Votre activité physique
Puis ajustez doucement.
L’objectif n’est pas d’avoir une alimentation différente à chaque phase mais d’avoir une base stable, puis de réaliser quelques ajustements selon les besoins.
Les erreurs fréquentes quand on parle glycémie et d'hormones féminines
1. Supprimer tous les glucides
C’est l’une des erreurs les plus courantes.
Les glucides ne sont pas l’ennemi des hormones féminines. Ils sont cruciaux pour l’énergie, l’humeur, la satiété, le sport et la phase lutéale.
Le sujet est plutôt de choisir de bons glucides : avoine, légumineuses, fruits entiers, céréales complètes, pain au levain, patate douce, quinoa, sarrasin...
2. Prendre un petit-déjeuner trop léger
Un café, un fruit ou une galette de riz peuvent être insuffisants si vous avez une matinée longue ou une phase du cycle plus sensible.
Un petit-déjeuner trop léger peut favoriser les fringales plus tard.
3. Boire ses fruits
Un jus de fruit ou un smoothie contiennent beaucoup moins de fibres qu’un fruit entier. Ils se boivent rapidement et rassasient moins.
Pour maintenir une glycémie stable, il est plus intéressant de consommer le fruit entier.
4. Manger sucré seul
Un aliment sucré seul, surtout à jeun, peut provoquer une réponse plus rapide.
Si vous avez envie de sucré, accompagnez-le avec des fibres, des protéines ou des bons lipides.
Exemple : chocolat noir + amandes, fruit + purée d’amande, overnight oats cacao-framboise.
5. Confondre stabilité et restriction
Stabiliser sa glycémie ne veut pas dire manger moins. Cela veut dire mieux associer les aliments.
Plus de fibres, plus de protéines, plus de bons lipides, plus de régularité et moins de montagnes russes.
Glycémie, hormones et stress : le triangle invisible
Le stress joue un rôle majeur dans cette équation.
Quand le stress augmente, le cortisol peut influencer la glycémie, l’appétit, les envies sucrées et la digestion.
Chez certaines femmes, cela devient particulièrement visible avant les règles : moins de patience, plus de fatigue, plus d’envies réconfortantes, digestion plus sensible.
C’est pour cela que l’alimentation seule ne suffit pas toujours.
Pour stabiliser l’énergie, il faut aussi penser :
- Au sommeil
- À la respiration
- À de la marche
- À faire des pauses
- L'exposition à la lumière
- La régularité des repas
- La réduction du café si besoin
- La récupération nerveuse
Le corps féminin n’a pas besoin d’être contrôlé. Il a besoin d’être soutenu.
Et en préménopause ou ménopause ?
La préménopause et la ménopause sont des périodes où les variations hormonales peuvent influencer la composition corporelle, le sommeil, l’humeur, les bouffées de chaleur, l’appétit et la sensibilité à l’insuline.
La baisse progressive des œstrogènes peut modifier la manière dont le corps gère le glucose et stocke l’énergie.
Dans cette période, la stabilité glycémique devient souvent un levier intéressant pour soutenir :
- L’énergie
- La satiété
- La masse musculaire
- La gestion des fringales
- La composition corporelle
- Le sommeil
- Le confort métabolique
Les priorités nutritionnelles sont souvent :
- Consommer assez de protéines
- Manger beaucoup de fibres
- Ne pas oublier les glucides complexes
- Privilégier les bons lipides
- Maintenir une activité musculaire régulière
- Prêter attention à avoir un sommeil le plus stable possible
- Limiter les sucres rapides isolés
Là encore, l’objectif n’est pas de tout contrôler mais de construire une base plus stable.
La méthode Lavoine : soutenir les hormones par la stabilité
Chez Lavoine, nous croyons que le petit-déjeuner peut être un vrai geste de soutien pour le corps féminin.
Pas parce qu’un bol d’avoine “équilibre les hormones” à lui seul, ce serait trop simpliste.
Mais parce qu’un petit-déjeuner bien construit peut aider à stabiliser l’énergie, limiter les fringales, soutenir la satiété et éviter les variations brutales qui fatiguent le corps.
Notre point de départ, c’est le flocon d'avoine.
Une base douce, riche en fibres, rassasiante, facile à préparer en porridge ou en overnight oats.
Associé à des fruits entiers, des graines, des oléagineux dans nos recettes gourmandes, il permet de créer un petit-déjeuner à la fois sensoriel et fonctionnel.
Un rituel du matin pour les femmes qui veulent prendre soin de leur énergie sans tomber dans la restriction.
Parce que la nutrition féminine ne devrait pas être punitive.
Conclusion
Le lien entre glycémie et hormones féminines est souvent sous-estimé.
Pourtant, les variations de sucre sanguin peuvent influencer l’énergie, la faim, les fringales, l’humeur et la concentration. Et les fluctuations hormonales du cycle, du stress, du SOPK, de la préménopause ou de la ménopause peuvent à leur tour modifier la manière dont le corps répond aux repas.
La solution n’est pas de supprimer les glucides ni de contrôler chaque aliment mais de construire une alimentation plus stable qui inclut les bonnes bases.
Sources scientifiques
- Review - Estrogens, progesterone and glucose-insulin dynamics across the menstrual cycle.
- Review - Glycemic variability and insulin sensitivity during the menstrual cycle.
- Current Nutrition Reports - The Role of Diet, Glycaemic Index and Glucose Control in PCOS Management.
- Systematic review and meta-analysis - Effects of dietary glycemic index and glycemic load in women with PCOS.
- EFSA - Beta-glucans from oats or barley and reduction of post-prandial glycaemic responses.
- EFSA - Oat beta-glucans and reduction of postprandial glucose peak.
- University of Sydney - International Glycemic Index Database.
- Anses / EFSA - Dietary reference values for carbohydrates and dietary fibre.